PALIMPSESTE 2

PALIMPSESTE 2

C'est la mise scène qui prime dans cette œuvre où domine le côté affectif de l’écrit. Les anciens documents, parchemins, archives, incunables… Evoquent irrémédiablement l’attachement au passé et nous troublent. Ne sommes-nous pas toujours émus devant ces fragments, manuscrits, qui émergent de l’oubli (le noir du fond). Je songe aux merveilleuses pages des Codex de Léonard de Vinci qui nous intriguent et nous émerveillent à la fois.
Nous sommes, devant ce palimpseste, comme des archivistes paléographes devant déchiffrer un document ésotérique qui révèlera peut-être ses hermétiques secrets. L’œuvre semble raconter une histoire ; celle d’un archéologue. Il fait sécher ses document à peine sortis de la chambre noire, comme le photographie viendrait faire sécher sur un fil sa photographie passée dans le bain du révélateur. Du fond noir surgit le passé, lointain, avec tous les alphabets et toutes les possibilités des textes à venir, jusqu’à l’écriture scolaire du premier plan comme sur un cahier d’écolier.
Mais le document ne révèlera pas ses mystères ; ils resteront entiers, et donc suspendus, puisqu’il n’y a pas de clé (souvenons-nous que Léonard écrivait à l’envers et que ses écrits ne pouvaient être déchiffrés qu’avec un miroir)
Là où il y a une résistance à la compréhension immédiate, là il y a un émerveillement.

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